La nouvelle est tombée et fait grand bruit : Nicolas Sarkozy est officiellement candidat.
Oui, mais candidat à quoi ? Parce que j'éprouve quelque peine à imaginer
qu'il soit candidat à sa propre succession en tant que Président de la
République Française. Non pas que je doute qu'il y ait en ce beau pays
de France suffisamment de benêts et de cloches pour lui garantir le
succès à l'angélus de l'illusion que l'on nomme encore - dans les basses
campagnes - le suffrage universel. Mais, candidat à la présidence de la
République. Est-ce encore possible ?...
Parce que de république, depuis quelques années, il n'est plus trop
question dans notre beau pays. Et Marianne (la vraie) aura beau s'en
défendre et nier l'évidence, ce ne sont pas ses coucheries notoires avec
le capitalisme et la corruption qui auront contribué à lustrer l'image dégoulinante de mucus politique de la République Française...
Si l'on en croit le dictionnaire, le mot république vient du latin res publica (n'en déplaise aux grecs, surtout en ce moment) qui signifie au sens propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État.
L'intérêt général... Voilà un concept bien opaque pour la classe dirigeante actuelle et passée. Rappelez-vous la dernière fois où l'on vous a consulté, concernant les affaires et la politique de l'état : c'était il y aun siècle douze ans. " Douze ans, c'est rien !
", me direz-vous. Rien, en effet. Si ce n'est que c'est quasiment - à
quelques mois près - le temps qu'il a fallu à Adolf Hitler pour mener
l'Allemagne à la ruine la plus totale.
" Etonnant, non ? ", comme le disait si bien cet honorable personnage que 30% de mes concitoyens ne sauraient reconnaitre, faute de culture générale. Oui car, comme si 8 millions de pauvres et 5 millions de chômeurs ne suffisaient pas à parer la cocarde nationale d'une fine pellicule de misère, notre glorieuse République peut s'enorgueillir de plus de 3 millions d'illettrés et d'incultes divers : l'image du coq chantant la Marseillaise les pieds dans la mélasse n'a jamais eu autant de panache qu'en ces jours. Et ce timoré Honoré Daumier qui disait, de la pointe de son pinceau : " La République nourrit ses enfants et les instruit ". Je pouffe.
Nicolas Sarkozy, à nouveau Président... Il y en a bien qui, martelant le pavé de nos illusions, s'y opposeront et se réclameront - à l'heure d'aller mettre son bulletin dans l'urne - de la démocratie, afin de glaner quelques votes supplémentaires... La démocratie. En France. Non, soyons sérieux. Il y a belle lurette qu'elle est partie en vacances. Ce n'est pas la peine de la déranger pour si peu.
En fait, ce qu'il faudrait à notre cher pays, c'est une révolution. Economique, sociale et culturelle. Mais, une révolution, ce serait dire au revoir au litre d'essence à 2€, au marché du travail à la seule faveur des grands patrons, à Johnny Hallyday et sa myriade de disciples musicalement consanguins, aux abus de toutes sortes en faveur de plus riches, à l'immobilier inaccessible pour la plupart des foyers, aux conditions de vie déplorables, au mal-vivre en constante augmentation, aux 13.5% de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté... Pire que tout, ce serait faire nos adieux - dans la seule volonté de laisser à nos enfants non pas un monde meilleur, mais un monde moins pire - à Jean-Pierre Pernaut et à son journal télévisé de 13H sur TF1 !
Impossible.
A la lueur de tout cela, je ne peux que me résoudre à l'évidence : Nicolas Sarkozy est bel et bien candidat à sa propre ré-élection en tant que Président des français (enfin, des 53% de votants qui l'ont brillamment choisi, il y a presque cinq ans de cela).
Il ne me reste plus qu'à, d'ici le premier tour des élections, parcourir les allées de mon hypermarché de proximité, à la recherche de la plus belle feuille de papier toilette que je glisserai avec un soin particulier dans mon enveloppe de bon citoyen, en lieu et place du bulletin habituel.
L'image d'une époque, en quelque sorte.
Si l'on en croit le dictionnaire, le mot république vient du latin res publica (n'en déplaise aux grecs, surtout en ce moment) qui signifie au sens propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État.
L'intérêt général... Voilà un concept bien opaque pour la classe dirigeante actuelle et passée. Rappelez-vous la dernière fois où l'on vous a consulté, concernant les affaires et la politique de l'état : c'était il y a
" Etonnant, non ? ", comme le disait si bien cet honorable personnage que 30% de mes concitoyens ne sauraient reconnaitre, faute de culture générale. Oui car, comme si 8 millions de pauvres et 5 millions de chômeurs ne suffisaient pas à parer la cocarde nationale d'une fine pellicule de misère, notre glorieuse République peut s'enorgueillir de plus de 3 millions d'illettrés et d'incultes divers : l'image du coq chantant la Marseillaise les pieds dans la mélasse n'a jamais eu autant de panache qu'en ces jours. Et ce timoré Honoré Daumier qui disait, de la pointe de son pinceau : " La République nourrit ses enfants et les instruit ". Je pouffe.
Nicolas Sarkozy, à nouveau Président... Il y en a bien qui, martelant le pavé de nos illusions, s'y opposeront et se réclameront - à l'heure d'aller mettre son bulletin dans l'urne - de la démocratie, afin de glaner quelques votes supplémentaires... La démocratie. En France. Non, soyons sérieux. Il y a belle lurette qu'elle est partie en vacances. Ce n'est pas la peine de la déranger pour si peu.
En fait, ce qu'il faudrait à notre cher pays, c'est une révolution. Economique, sociale et culturelle. Mais, une révolution, ce serait dire au revoir au litre d'essence à 2€, au marché du travail à la seule faveur des grands patrons, à Johnny Hallyday et sa myriade de disciples musicalement consanguins, aux abus de toutes sortes en faveur de plus riches, à l'immobilier inaccessible pour la plupart des foyers, aux conditions de vie déplorables, au mal-vivre en constante augmentation, aux 13.5% de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté... Pire que tout, ce serait faire nos adieux - dans la seule volonté de laisser à nos enfants non pas un monde meilleur, mais un monde moins pire - à Jean-Pierre Pernaut et à son journal télévisé de 13H sur TF1 !
Impossible.
A la lueur de tout cela, je ne peux que me résoudre à l'évidence : Nicolas Sarkozy est bel et bien candidat à sa propre ré-élection en tant que Président des français (enfin, des 53% de votants qui l'ont brillamment choisi, il y a presque cinq ans de cela).
Il ne me reste plus qu'à, d'ici le premier tour des élections, parcourir les allées de mon hypermarché de proximité, à la recherche de la plus belle feuille de papier toilette que je glisserai avec un soin particulier dans mon enveloppe de bon citoyen, en lieu et place du bulletin habituel.
L'image d'une époque, en quelque sorte.

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