Quel ne fut pas le comble de ma félicité quand, récemment, je lus les déclarations de Christian VANNESTE (député UMP de son pétillant état), d'une justesse n'ayant d'égale que leur panache, au sujet de la proposition de Eva JOLY de supprimer le défilé militaire du 14 juillet, au profit d'un défilé citoyen.
Moi qui croyais l'instinct patriotique primaire disparu de nos campagnes, surtout depuis qu'on n'y entend plus mugir ces sanguinaires plantons, me voilà rasséréné. Mais, comme aucun de mes mots ne saurait égaler le charme délicat des propos de notre éminent parlementaire, je me permets de vous les soumettre de ce pas, un brin militaire :
Moi qui croyais l'instinct patriotique primaire disparu de nos campagnes, surtout depuis qu'on n'y entend plus mugir ces sanguinaires plantons, me voilà rasséréné. Mais, comme aucun de mes mots ne saurait égaler le charme délicat des propos de notre éminent parlementaire, je me permets de vous les soumettre de ce pas, un brin militaire :
" L'esprit munichois souffle sur ces déclarations dégoulinantes de bêtise. Comme certains fruits, certains politiques cachent sous la peau d'apparentes préoccupations environnementales la volonté gauchiste de détruire nos valeurs et nos institutions ! "
J’exultai au son de ce belliqueux discours, tel un biffin aux exhortations de son commandant, quelques instants avant l'abordage du drakkar ennemi !
Quelle indignation de remettre en question, avec la péremptoire outrecuidance des hordes barbares, cette fierté nationale si chère à nos yeux de loyaux sujets citoyens : celle de regarder ces hommes et ces quelques femmes armés, battant le pavé parisien avec fierté, là où quelques siècles plus tôt, quelques civils égarés s'adjugeaient honteusement la prise d'une Bastille que leurs congénères fortifiés leur donnaient de bonne grâce !
Quelle folie goujonne de la part de cette hérétique scandinave, qui doit encore hésiter entre saumon et foie gras pour le réveillon, si l'on en croit les propos fort appropriés du premier ministre de ces français si proches de leur armée.
Quel dédain de notre nationalité que de demander un défilé citoyen, en lieu et place de cette honorable parade mise en place au XIXème siècle, près de 90 ans après la dite révolution et la fête de la Fédération qu'il est censé célébrer. Cela au sortir d'un conflit avec ces diables de prussiens (on y reviendra plus tard) où les forces armées françaises s'étaient illustrées dans la défense émérite d'une région de France bien connue de nos ennuyeux historiens, tout comme des amateurs de Kouglofs.
Enfin, toujours est-il que si, sous l'insoutenable torture du mépris de nos illustres traditions, nous étions forcés de déporter ce défilé, non dans un wagon mais sur un calendrier, j'ose espérer que le vague discernement de nos bourreaux nous octroiera le loisir patriotique de pouvoir laisser à nos forces armées la joie de piétiner les champs – qu'ils soient élysées ou non - de leur pas cadencé, chaque 22 juin de l'année.
Quelle folie goujonne de la part de cette hérétique scandinave, qui doit encore hésiter entre saumon et foie gras pour le réveillon, si l'on en croit les propos fort appropriés du premier ministre de ces français si proches de leur armée.
Quel dédain de notre nationalité que de demander un défilé citoyen, en lieu et place de cette honorable parade mise en place au XIXème siècle, près de 90 ans après la dite révolution et la fête de la Fédération qu'il est censé célébrer. Cela au sortir d'un conflit avec ces diables de prussiens (on y reviendra plus tard) où les forces armées françaises s'étaient illustrées dans la défense émérite d'une région de France bien connue de nos ennuyeux historiens, tout comme des amateurs de Kouglofs.
Enfin, toujours est-il que si, sous l'insoutenable torture du mépris de nos illustres traditions, nous étions forcés de déporter ce défilé, non dans un wagon mais sur un calendrier, j'ose espérer que le vague discernement de nos bourreaux nous octroiera le loisir patriotique de pouvoir laisser à nos forces armées la joie de piétiner les champs – qu'ils soient élysées ou non - de leur pas cadencé, chaque 22 juin de l'année.
Et ce afin que le quidam puisse célébrer comme il se doit le souvenir de ces illustres maréchaux et généraux de l'armée française qui, quelques dizaines d'années plus tôt, donnaient aux peuplades germaniques - un tantinet élitistes - la souveraineté de la France.
Ce qui, pour rappel, n'était plus arrivé depuis un humble millénaire est qui donne ainsi la mesure de l'attachement de nos classes militaires aux véritables valeurs de la France, justifiant par la même le défilé militaire aujourd'hui controversé.
Maréchal, nous voilà !


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