Les handicapés sont des enfants gâtés.
La liste de leurs revendications est interminable. A peine obtiennent-ils une chose qu'ils en quémandent une autre. Des places de parking attitrées, des accès facilités aux infrastructures publiques, des emplois adaptés à leurs handicaps... La machination se s'arrête jamais !
Mais au final, que nous donnent-ils, les handicapés ?
Avez-vous déjà vu une personne souffrant d'un handicap physique aider une personne bien portante à traverser un passage piéton ? Jamais. Avez-vous déjà été le témoin ému du touchant spectacle d'un handicapé cédant sa place dans les transports en commun à une femme enceinte, portant en son sein un enfant en pleine santé, lui ? En aucun cas.
Et malgré cela, ils ont encore l'impertinence de faire entendre leur voix, quand elle est audible. Sans daigner prendre un instant en compte nos propres doléances à leur égard.
Tenez, l'autre soir, je me suis rendu à un spectacle. A la pause, l'envie d'aller soulager ma vessie se faisant pressante, je me suis dirigé prestement vers les latrines collectives. Devant l'effroyable attente qu'une file infiniment longue laissait supposer, je décidais d'utiliser les toilettes pour handicapés, non sans avoir vérifié qu'aucun d'eux ne se cachait dans cette procession de semblables obnubilés par un besoin analogue, caché derrière un panneau, à l'affut du premier contrevenant. Et bien, quel ne fut pas mon émoi quand, une fois à l'intérieur, je constatais avec embarras que rien ne m'était adapté : la cuvette était bien trop haute, le papier toilette inatteignable, sans parler du lavabo, désespérément éloigné du reste, la faute à un espace vital bien plus que conséquent, totalement contraire aux vespasiennes exigües dans lesquelles il nous faut le plus souvent soulager en silence le douloureux fardeau de nos entrailles pourrissantes.
Je peste encore devant le criant manque d'efforts consentis par les handicapés à l'égard des personnes qui ne le sont pas. A croire qu'il est dans leurs us et coutumes d'ostensiblement se moquer des difficultés quotidiennes que rencontrent dans ce monde impitoyable dévoué aux infirmes les personnes bien portantes. Sans parler de l'indifférence collégiale des invalides quant à notre bonne intégration dans notre bienveillante et attentionnée société... On croit rêver !
En dépit de ceci, tout reste prétexte à la jérémiade confraternelle. Pour autant, de mémoire d'homme au meilleur de ses capacités physiques, on n'a jamais vu un collectif de handicapés se mobiliser et organiser une manifestation, sportive ou culturelle, dont les bénéfices seront reversés aux personnes bien portantes !
Ainsi, nous devrions continuer de la sorte, sans rechigner à la tâche, de donner à nos fortunés concitoyens sans en attendre un quelconque retour ? A les considérer comme nos égaux en tous points quand ils ne cherchent qu'à se distinguer en stigmatisant nos différences ?! A leur tendre une main aimante pour ne recevoir en retour qu'une prothèse commune et impersonnelle ??!!
Sans parler du fait qu'une classification des handicapés devient de plus en plus indispensable : cela nous permettrait de pouvoir enfin différencier le véritable handicapé de l'infirme de complaisance. De cette manière, nous pourrions plus aisément venir en aide à la personne incertaine de son handicap, usant par inadvertance du macaron de grand-mère afin de trouver une place de parking plus accessible au supermarché, et ainsi laisser le vrai handicapé se débrouiller pas ses propres moyens, dans un réel souci d'égalité, fidèle à l'esprit de leurs propres revendications.
Tout cela m'amène donc à penser qu'il devient urgent d'agir. Car, cela n'a que trop duré.
Aussi, dans cette optique, ai-je récemment fait l'acquisition de ce panneau :
Pancarte informative que je placerai donc sur ma place de parking, afin d'éviter qu'un handicapé sans scrupule ne vienne encore l'occuper de manière totalement délibérée.
Il ne manquerait plus que l'on se mette à leur place !


J'adore!
RépondreSupprimerMélanie...
Cet article est méchamment bon !
RépondreSupprimerMon oncle qui n'a plus qu'une jambe mais toujours l'humour entier demande régulièrement à ne payer que moitié prix dans les magasins de chaussures...
RépondreSupprimerExcellent de mauvaise foi Monsieur Kane, comme d'hab ! :)
on peut pas rigoler avec tout non plus moi j'adhère pas je ne vois pas comment on peut aimer de tels écrits car c'est se servir de la souffrance des autres pour faire un site et se faire valoriser
RépondreSupprimerAh !!! Enfin, quelqu'un de bon goût, qui a l'audace de la rébellion !
RépondreSupprimerNe serait-pas au contraire se servir d'un site pour écrire et dénoncer les choses en les tournant complètement à la dérision avec provocation et humour noir ?
RépondreSupprimerJ'adhère autant à cela qu'à Didier Super quand il explique qu'il "en a marre des pauvres"...
mdr trop bon! n'empeche que grace aux handicapés on a des petites pentes devant des batiments sympa pour faire du skate lol
RépondreSupprimerDoit-on inclure dans ce fier tableau le large panel des malcomprenants ? On devrait.
RépondreSupprimerC'est là une excellente suggestion. Mais malheureusement, la caste très prisée des malcomprenants est bien trop peuplée pour être abordée dans un seul petit billet.
RépondreSupprimerVoilà le genre d'humour qui me réjouit, et que je regrette de ne pas trouver plus souvent.
RépondreSupprimerL'Humour j'en fais tous les jours, çà permet sûrement dans nos pauvres vies, de "dédramatiser" certaines choses qui nous "emmerdes", certes....
RépondreSupprimerCe que je souhaite pour vous c'est de ne jamais être confronté à un handicap dans votre vie (je suis trop respectueuse pour dire que la connerie pourrai en être...) mais çà pas de journée nationale pour sensibiliser contre çà, sinon pinaise quel scoop!
Je n'ai aucun handicap, encore avouerai je que je suis parfois conne aussi, personne n'est parfait, mais moi j'assume!
Cela dit de l humour çà fait pas de mal, mais ce texte là, me dérange...
C'est le but, n'est ce pas?!
Passez faire un tour un jour dans une délégation, ou justement ces "enquiquineurs" viennent retrouver du réconfort, et par expérience, c'est EUX qui nous l'apporte!
Bien entendu j'assume tout, je m'appelle sandrine FECK , comme vous l'avez sûrement soupçonner je travaille pour L'APF (Google est votre ami, si vous ne connaissez pas), en attendant , je dis bravo pour l humour, mais n'en restons pas là...Venez à notre rencontre, vous changerez..Peut-être (suis je naïve^^) d'avis!