jeudi 6 janvier 2011

Mes meilleurs vœux, qu'ils disaient.


Je m'étonne une fois de plus, en ce début d'année, de ce touchant échange de bons vœux auquel on peut assister chaque mois de janvier, quelques jours avant l'empifrade collective de l'épiphanie.

Tout y passe : la santé, la richesse, le bonheur, la joie, la paix, la félicité, la réussite, l'espoir, l'amour, l'amitié et tout un lot commun de choses communes issues de lieux communs qui ont cette exaspérante manière de communément se ressembler.

Combien de sms recevrez-vous dans les prochains jours vous souhaitant le meilleur du nectar de la crème ? Combien de mails ? Un ? Deux ? Cinq ? Plein ?

Le plus remarquable étant que la plupart s'adonne à cette consommation de masse de généralités, envoyant messages groupés sur mails collectifs, avec une application quasi tayloriste. Phrases généralistes applicables à tout le monde, envoyées à la chaîne, parfois parfumées d'une légère touche de personnalisation, voire pour les plus chanceux, d'un smiley.


Et c'est bien là un mystère qui, chaque année, provoque mon admiration.


Je me pose donc certaines questions.

Comment font ces valeureuses personnes pour prétendre à une quelconque authenticité dans des vœux envoyés à plus de cinquante destinataires ? Comment souhaiter les mêmes choses avec la même intensité à plus de dix personnes ? Quel est ce mécanisme grégaire qui nous pousse à faire preuve d'une générosité que l'on voudrait exemplaire et qui, pourtant, est affligeante quand on s'y penche quelques instants ? Aurait-on l'audacieuse prétention de croire que nos vœux aient une quelconque influence sur la destinée de celle ou celui qui les reçoit ?

Parce que, si je souhaite de manière sincère une réussite dans ses projets à une personne A, il se peut que je n'en ai rien à faire concernant une personne B. Un peu comme si un Président de la République réclamait l'attention de ses concitoyens, pour leur souhaiter des vœux aussi sincères qu'une mayonnaise ratée, tout en songeant à tout ce qu'il va faire cette année encore, pour socialement les abuser, et ce de manière grossière et délibérée. Heureusement que cela n'est qu'une idée sans fondement ni réalité, que j'avance ici...


Tout cela pour dire que je vous souhaite, malgré tout, une bonne année.

Mais, que je me moque éperdument de ce que la plupart d'entre vous en fera.

Meilleurs vœux.

3 commentaires:

  1. J aurais pas dit mieux... Carpe diem!

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  2. Et grâce à facebook, nous pouvons rendre publiques ces vœux pour montrer ainsi notre grande bienveillance aux yeux de tous et même publier dans notre fil d'actualité un "bonne année" général pour nos 987 "amis" à qui nous souhaitons évidement sur le même pied d'égalité et avec la plus grande sincérité, le meilleur du monde.

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  3. moi je souhaite une bonne année à ce site en retard parce que je viens de tomber dessus et plein de bonnes merdes comme ca !

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