Il est, en ce beau monde promis à une destruction prochaine qui est le nôtre, des êtres vivants dont on ne saurait remettre en cause la nature, la raison d’être ou encore, l’essence même.
L’Homme, pour commencer.
Ce dernier mis à part, qui donc oserait mettre en doute la pertinence de l’existence d’un chat, par exemple ? Cet animal de compagnie au poil soyeux avec lequel on aime pousser des gazouillis tout en se roulant par terre, le tout pour finir dans un gros câlin... Cet attachant compagnon que certains n'hésitent pas à laisser sur une aire d'autoroute, attaché à un arbre.
Cependant, certaines espèces échappent à cette règle. Car oui, quelle est donc l’utilité ou la raison d’être d’un moustique, si ce n’est d’avoir un poids plus qu’infime, voire nul, dans l’équilibre d’un écosystème ? Avez-vous déjà réussi à vous lover contre un moustique, avant de passer une nuit bercée par son ronronnement ? Avez-vous déjà lancé la lessive familiale avec Le Moustique Machine ?
Définitivement, non.
A l’heure où l'on a - au prix de pompeux efforts en ce sens - réussi à quasiment éradiquer de la surface de la planète certaines espèces comme le lynx d’Espagne ou l’albatros des Galápagos, comment se fait-il que cet insecte insignifiant, cauchemar de nos nuits d’été, vole encore en toute impunité, narguant à tout va le seul être sur Terre capable de génocider ses semblables ? Quelle explication au fait qu’en 2010, nous ayons la capacité assumée de sacrifier des troupeaux entiers de bovins ou de gallinacés sur l’autel dérisoire de la sauvegarde de l’humanité quand à côté de cela, ce culicidae n’est aucunement inquiété quant aux nuisances découlant de sa seule existence, sans parler des maladies qu’ils véhiculent comme le paludisme, l’une des premières causes de mortalité dans le monde ?
Il n’y a qu’une seule explication valable à ce mystère. Tremblez mes frères, car le moustique a bel et bien réussi à mettre en œuvre le principe de résurrection !
Comment expliquer autrement la nonchalance et l’orgueil dont fait preuve cet hexapode quant il gambade à vos oreilles, vous tirant ainsi d'un sommeil mérité et vous plongeant dans une profonde torpeur… Qui n’a pas longuement hésité entre l'oreiller et le dictionnaire durant de longues minutes, avant d’opter pour la seconde solution, à bout de nerfs, en le lançant au travers de la chambre nuptiale, dans le vain espoir qu'une interaction funeste entre l'ouvrage et l'insecte se produise par le plus grand des hasards ? Et pourtant, si vous aviez su…
Car, si l'on observe son comportement entre le moment où il vous réveille et l’épilogue de son existence, la vérité saute aux yeux, comme un cancer dans le poumon d'un fumeur.
1/ Il vole à vos oreilles : vous vous réveillez.
2/ Il continue. Après une longue réflexion, vous vous résolvez à prendre les choses en mains.
3/ Il vole alors un peu plus loin alors que vous allumez la lumière, profitant de cette période d’acclimatation de vos yeux à la source de lumière.
4/ Une fois que vous êtes assez énervé(e), il décide de se poser sur un mur, sombre de préférence, afin de vous forcer à le chercher encore et encore.
5/ Quand il sent courir sur sa nuque fragile votre souffle, silencieux témoin de sa perte prochaine, vous ne le voyez pas emporté par votre furie destructrice, mais il vous sourit.
De ce sourire narquois de celui qui sait qu’il reviendra. De celui qui a cette certitude qu’un jour à nouveau, il vous aura. Et quand il vous semble inoffensif, incrusté dans un mur ou écrasé sur une semelle, vous n’y prêtez plus attention, tout à la joie de pouvoir retourner à votre nuit, mais il rit.
De ce rire démoniaque de celui qui sait que cela ne fait que commencer.
Aussi à l’avenir, quand armé(e) de votre espadrille ou de votre précis de psychologie féminine, vous partirez en chasse de l’inopportun insecte, ayez bien conscience que vous n’aurez de repos qu’en devenant un ignoble barbare, en incendiant à grands coups de bidons de kérosène tout étang et autre coin d’eau stagnante situés à proximité de chez vous, en piétinant les restes de ces bûchers et en buvant des litres de tisane à la citronnelle que vous urinerez en hurlant des chants de guerre sur les cendres de vos victimes.
Alors, la dictature des moustiques prendra fin.
Et il nous appartient d'y mettre un terme.
L’Homme, pour commencer.
Ce dernier mis à part, qui donc oserait mettre en doute la pertinence de l’existence d’un chat, par exemple ? Cet animal de compagnie au poil soyeux avec lequel on aime pousser des gazouillis tout en se roulant par terre, le tout pour finir dans un gros câlin... Cet attachant compagnon que certains n'hésitent pas à laisser sur une aire d'autoroute, attaché à un arbre.
Cependant, certaines espèces échappent à cette règle. Car oui, quelle est donc l’utilité ou la raison d’être d’un moustique, si ce n’est d’avoir un poids plus qu’infime, voire nul, dans l’équilibre d’un écosystème ? Avez-vous déjà réussi à vous lover contre un moustique, avant de passer une nuit bercée par son ronronnement ? Avez-vous déjà lancé la lessive familiale avec Le Moustique Machine ?
Définitivement, non.
A l’heure où l'on a - au prix de pompeux efforts en ce sens - réussi à quasiment éradiquer de la surface de la planète certaines espèces comme le lynx d’Espagne ou l’albatros des Galápagos, comment se fait-il que cet insecte insignifiant, cauchemar de nos nuits d’été, vole encore en toute impunité, narguant à tout va le seul être sur Terre capable de génocider ses semblables ? Quelle explication au fait qu’en 2010, nous ayons la capacité assumée de sacrifier des troupeaux entiers de bovins ou de gallinacés sur l’autel dérisoire de la sauvegarde de l’humanité quand à côté de cela, ce culicidae n’est aucunement inquiété quant aux nuisances découlant de sa seule existence, sans parler des maladies qu’ils véhiculent comme le paludisme, l’une des premières causes de mortalité dans le monde ?
Il n’y a qu’une seule explication valable à ce mystère. Tremblez mes frères, car le moustique a bel et bien réussi à mettre en œuvre le principe de résurrection !
Comment expliquer autrement la nonchalance et l’orgueil dont fait preuve cet hexapode quant il gambade à vos oreilles, vous tirant ainsi d'un sommeil mérité et vous plongeant dans une profonde torpeur… Qui n’a pas longuement hésité entre l'oreiller et le dictionnaire durant de longues minutes, avant d’opter pour la seconde solution, à bout de nerfs, en le lançant au travers de la chambre nuptiale, dans le vain espoir qu'une interaction funeste entre l'ouvrage et l'insecte se produise par le plus grand des hasards ? Et pourtant, si vous aviez su…
Car, si l'on observe son comportement entre le moment où il vous réveille et l’épilogue de son existence, la vérité saute aux yeux, comme un cancer dans le poumon d'un fumeur.
1/ Il vole à vos oreilles : vous vous réveillez.
2/ Il continue. Après une longue réflexion, vous vous résolvez à prendre les choses en mains.
3/ Il vole alors un peu plus loin alors que vous allumez la lumière, profitant de cette période d’acclimatation de vos yeux à la source de lumière.
4/ Une fois que vous êtes assez énervé(e), il décide de se poser sur un mur, sombre de préférence, afin de vous forcer à le chercher encore et encore.
5/ Quand il sent courir sur sa nuque fragile votre souffle, silencieux témoin de sa perte prochaine, vous ne le voyez pas emporté par votre furie destructrice, mais il vous sourit.
De ce sourire narquois de celui qui sait qu’il reviendra. De celui qui a cette certitude qu’un jour à nouveau, il vous aura. Et quand il vous semble inoffensif, incrusté dans un mur ou écrasé sur une semelle, vous n’y prêtez plus attention, tout à la joie de pouvoir retourner à votre nuit, mais il rit.
De ce rire démoniaque de celui qui sait que cela ne fait que commencer.
Aussi à l’avenir, quand armé(e) de votre espadrille ou de votre précis de psychologie féminine, vous partirez en chasse de l’inopportun insecte, ayez bien conscience que vous n’aurez de repos qu’en devenant un ignoble barbare, en incendiant à grands coups de bidons de kérosène tout étang et autre coin d’eau stagnante situés à proximité de chez vous, en piétinant les restes de ces bûchers et en buvant des litres de tisane à la citronnelle que vous urinerez en hurlant des chants de guerre sur les cendres de vos victimes.
Alors, la dictature des moustiques prendra fin.
Et il nous appartient d'y mettre un terme.
Tout comme le quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy, en 2012.

Ce nuisible à si petite apparence et à l'air si inoffensif...capable même parfois de faire croire qu'il a une grande utilité, puisqu'il est là et que personne n'a pu l'éradiquer.
RépondreSupprimerEt le pire, c'est quand il fait preuve d'une incroyable discrétion, profitant de l'innocence de notre sommeil. On se réveille en n'ayant conscience de sa présence néfaste que parce qu'on en a les marques. Des marques parfois tenaces et non sans conséquences pour notre corps, nous grattant jusqu'au sang. Ce sang dont il a pris une lampée sans méchanceté mais parce qu'il s'agit de son besoin existentiel. Cette existence qu'il passe de l'un à l'autre, même dans notre propre habitat, la porte d'à côté, furtivement, se délectant ainsi de menus variés, vitaux pour son accomplissement, ne se faisant remarquer par ses bruissements, avant de revenir inlassablement et ingénieusement dans notre propre intimité.
Ce moustique, je peux lui donner des noms.
Je ne veux pas m'avancer, mais ce commentaire est parmi les meilleurs écrits sur cette page de merde qui me sert de blog.
RépondreSupprimerPAF ! lol
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