Il faudrait être aveugle et malentendant - voire les deux dans le même temps - pour ne pas avoir entendu parler de sauvegarde de l'environnement, d'écologie, de recyclage ou encore de protection de notre belle planète bleue. On nous le répète bien assez : si nous ne faisons rien pour changer nos habitudes et nos comportements actuels, que nous ne prenons pas pleinement conscience de la gravité de la situation, nous courrons à la catastrophe. A l'échelle mondiale.
C'est donc un fait acquis : le compte à rebours est lancé.
Jusque-là, nous sommes d'accord.
Il est cependant parfois désagréable d'envisager l'option de la prise de conscience collective comme la seule possible et le mieux adaptée... Accordons-nous donc le loisir d'adopter, le temps de ce billet, un point de vue différent de celui que la logique nous propose, voire nous impose par la force des choses et des décennies d'errances en matière de protection de l'environnement.
Considérons un instant les opportunités de raisonnement que nous apporterait le fait d'envisager, avec le plus grand sérieux, la fin du monde. De fait, qu'est-ce qui pourrait donc nous empêcher de caresser l'idée que précipiter de manière appliquée et soutenue l'apocalypse depuis si longtemps promise à l'humanité serait un moindre mal ? En effet, une fois l'unique source de pollution et de détérioration éradiquée par elle-même - ce qui faciliterait grandement la tâche aux espèces animales sans leur laisser pour autant un pesant devoir de mémoire - la planète devrait retrouver, au bout de quelques millénaires, un équilibre heureux. Ou tout du moins, stable.
De fait, pourquoi ne pas envisager par voie de conséquence la création d'un mouvement populaire pour une apocalypse provoquée, en déterminant minutieusement des actions pertinentes en ce sens ? Concept totalement novateur qui, naturellement, nous inviterait à mettre tout et n'importe quoi dans les containers de tri sélectif (ou tout simplement ignorer l'existence de tout procédé de recyclage), à privilégier l'usage personnel de la voiture au lieu des transports en commun tout en dénigrant consciencieusement la notion de co-voiturage, à faire couler des litres d'eau pour le confort d'un agréable bain au lieu de se contenter d'une vulgaire douche, à veiller à jeter n'importe où emballages ou tout autre vecteur de pollution en se disant que tout cela finira bien par être ramassé (et qu'en plus, cela crée de l'emploi), à consommer massivement du papier afin de contribuer chaque jour un peu plus à la déforestation de la planète tout en refusant catégoriquement l'acquisition de papier recyclé, et tout un tas d'autres petites actions quotidiennes qui nous permettrait de laisser aux générations futures un monde en ruine, en niant l'évidence d'une quelconque corrélation avec notre comportement de citoyen peu scrupuleux à l'égard des gestes écologiques les plus primaires.
Cela permettrait donc de... Pardon, excusez-moi... Oui... Ah bon ?! Surprenant ! On me dit à l'instant que ce mouvement populaire existe déjà et que son nom est « Comportements et petits gestes de tous les jours de celles et ceux qui considèrent le monde comme une vaste poubelle ».
Je vous présente donc mes excuses pour ce doublon qui, je l'espère, ne fera aucune ombre à nos concitoyens qui chaque jour, s'emploient avec application à laisser à leurs enfants un monde moins beau que celui dans lequel ils ont vu le jour.
C'est donc un fait acquis : le compte à rebours est lancé.
Jusque-là, nous sommes d'accord.
Il est cependant parfois désagréable d'envisager l'option de la prise de conscience collective comme la seule possible et le mieux adaptée... Accordons-nous donc le loisir d'adopter, le temps de ce billet, un point de vue différent de celui que la logique nous propose, voire nous impose par la force des choses et des décennies d'errances en matière de protection de l'environnement.
Considérons un instant les opportunités de raisonnement que nous apporterait le fait d'envisager, avec le plus grand sérieux, la fin du monde. De fait, qu'est-ce qui pourrait donc nous empêcher de caresser l'idée que précipiter de manière appliquée et soutenue l'apocalypse depuis si longtemps promise à l'humanité serait un moindre mal ? En effet, une fois l'unique source de pollution et de détérioration éradiquée par elle-même - ce qui faciliterait grandement la tâche aux espèces animales sans leur laisser pour autant un pesant devoir de mémoire - la planète devrait retrouver, au bout de quelques millénaires, un équilibre heureux. Ou tout du moins, stable.
De fait, pourquoi ne pas envisager par voie de conséquence la création d'un mouvement populaire pour une apocalypse provoquée, en déterminant minutieusement des actions pertinentes en ce sens ? Concept totalement novateur qui, naturellement, nous inviterait à mettre tout et n'importe quoi dans les containers de tri sélectif (ou tout simplement ignorer l'existence de tout procédé de recyclage), à privilégier l'usage personnel de la voiture au lieu des transports en commun tout en dénigrant consciencieusement la notion de co-voiturage, à faire couler des litres d'eau pour le confort d'un agréable bain au lieu de se contenter d'une vulgaire douche, à veiller à jeter n'importe où emballages ou tout autre vecteur de pollution en se disant que tout cela finira bien par être ramassé (et qu'en plus, cela crée de l'emploi), à consommer massivement du papier afin de contribuer chaque jour un peu plus à la déforestation de la planète tout en refusant catégoriquement l'acquisition de papier recyclé, et tout un tas d'autres petites actions quotidiennes qui nous permettrait de laisser aux générations futures un monde en ruine, en niant l'évidence d'une quelconque corrélation avec notre comportement de citoyen peu scrupuleux à l'égard des gestes écologiques les plus primaires.
Cela permettrait donc de... Pardon, excusez-moi... Oui... Ah bon ?! Surprenant ! On me dit à l'instant que ce mouvement populaire existe déjà et que son nom est « Comportements et petits gestes de tous les jours de celles et ceux qui considèrent le monde comme une vaste poubelle ».
Je vous présente donc mes excuses pour ce doublon qui, je l'espère, ne fera aucune ombre à nos concitoyens qui chaque jour, s'emploient avec application à laisser à leurs enfants un monde moins beau que celui dans lequel ils ont vu le jour.

merci pour ce message d'espoir !
RépondreSupprimermoi j'aime beaucoup cette facon de faire de la dérision pour dénoncer des choses graves
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